Portrait photographe : Maxime Fraisse, le documentaire comme vocation
Par Cowork'it ·
Dans le cadre de notre série d’interviews des photographes qui travaillent au studio de Cowork’it, nous donnons la parole à Maxime Fraisse.
Qui es-tu, raconte-nous ton histoire ?
Je suis Maxime, photographe. Une histoire classique… Fils d’un père qui a raté sa vocation de photographe professionnel — qui m’a toujours dérouté de cette voie. Une première carrière dans le paramédical. J’ai naturellement hérité des boîtiers argentiques de mon père à son décès. Mon nouveau destin se traçait… La photo.
Tes sujets de prédilection ?
Le reportage. L’actu. J’aime raconter ce que je vois à travers mes photos.
Tes sources d’inspiration ?
Don McCullin, sans aucune hésitation. Ma base. Abbas, Salgado, Depardon m’inspirent beaucoup aussi. Avec Patrick Chauvel et Éric Bouvet en photographes actuels.
Comment définirais-tu ton style ?
Documentaire.
Numérique ou Argentique ? Studio ou extérieur ?
Les deux ! J’aime travailler avec les deux médiums en même temps sur certains reportages.
Deux œuvres emblématiques
Un reportage militaire — j’ai suivi la 3e compagnie de combat du 92e RI pendant deux ans, en préparation d’une mission au Mali. Exercice de combat urbain dans un camp militaire dans le nord de la France. Entre fumigènes et boue, un soldat est sorti en courant. L’action était belle. Un déclic et l’instant est figé.
Esteban et son troupeau — un berger qui a eu pour mission, durant un été, de gérer un troupeau mobile dans les puys. Belle rencontre, magnifiques lumières. Mention spéciale à la brebis qui a mangé un lien de ma veste…